dimanche 19 juin 2016

Les pièges pour les surdoués au travail

Les pièges pour les surdoués au travail

Cette même rapidité de réflexion peut induire que l'entourage n'arrive pas bien à suivre le surdoué. Il saute sur des conclusions que les collaborateurs ne comprennent pas tandis que c'est très clair pour le surdoué. Le "flux de pensées" va trop vite, c'est un peu comme Lucky Luke qui "tire plus vite que son ombre".
Le surdoué notamment placé dans une position de subalterne peut considérer que son entourage (collègues, management) ne va pas assez vite.

Quand l'environnement professionnel ne comprend pas son raisonnement ou -souvent- n'est pas prêt à accepter ses conclusions, une incompréhension mutuelle se met en place.


Parallèlement, le dynamisme du surdoué peut être ressenti comme débordant ou envahissant et risque de déstabiliser le collectif.




Les pièges pour les surdoués

Un individu surdoué équilibré peut être un collaborateur original, créatif, énergique et constructif.
Cependant, si cet individu surdoué tombe sur un écueil, ceci peut conduire à un comportement inadapté. Les signes révélateurs peuvent être la sous-performance, la dépression, l’hypersensibilité et des problèmes de communication, au travail comme dans les relations sociales en général.

Les individus surdoués non détectés ne fonctionnent pas toujours de façon optimale. Ils sont souvent ignorants de leur intelligence et de leurs caractéristiques. En conséquence, ils interprètent le manque de connaissances des autres comme un manque de bonne volonté. Ceci a le don de les irriter et souvent ils se lancent dans une « fuite en avant ». De surcroît, ils ont tendance à se focaliser sur le contenu, plus que sur des critères tels qu’enthousiasme et motivation. Ils sont également souvent totalement inconscients des effets de leur douance sur leur environnement. Parfois ils font trop d’efforts d’adaptation, ce qui induit beaucoup d’insatisfaction; par ailleurs les activités et les interactions du poste de travail ou le positionnement du poste dans l’organisation (en dehors de toute référence hiérarchique) ne leur permettent pas d’occuper la fonction qui leur convient vraiment.

Plus que les autres salariés :
      ils ont besoin de reconnaissance,
      ils ont besoin d’une large autonomie, 
      ils sont attachés à comprendre le sens des décisions / des objectifs,
      ils veulent pouvoir être en phase avec leurs valeurs (morales par exemple).
Ils peuvent facilement devenir la proie de managers toxiques et / ou pervers et subir du harcèlement.

Les surdoués détectés ne sont que rarement fiers de leur intelligence qui est au départ une donnée innée… et d’ailleurs pourquoi devraient-ils en être particulièrement fiers ?
Pourtant, ils aimeraient bien utiliser leur intelligence « à leur façon » pour pouvoir apporter leur contribution à l’entreprise. Mais ils notent souvent qu’on ne leur laisse pas la possibilité de s’intéresser à d’autres sujets / d’autres domaines que celui sur lequel ils travaillent.



Le tableau montre clairement que la douance n’est pas reconnue pour ce qu’elle est (y compris par les surdoués eux-mêmes), les écueils de fonctionnement des surdoués deviennent plus dominants, confirmant alors l’image stéréotypée du surdoué qui est brillant sur le plan intellectuel mais mauvais en relations sociales. Attention : il n'existe pas "d'archétype" du surdoué.
Les caractéristiques-clés comme intelligence, autonomie, hypersensibilité, curiosité, dynamisme et créativité n'existent jamais avec la même intensité. Dans l'ascendance, on trouve souvent des parents avec des parcours excellents : il existe une certaine hérédité. 

Des particularités comme anxiété (peur de l'échec), dyslexie, troubles de personnalité, hyperactivité et autisme peuvent être présentes comme dans toute la population sans pour autant être liées à l'intelligence mais "brouiller" le diagnostic.
L’enfance - notamment un parcours scolaire perturbé - s'y ajoute.

C'est pourquoi, il n'est pas toujours facile d'identifier un surdoué, notamment pour un médecin du travail qui n'est pas formé sur le sujet. Même beaucoup de psychiatres et psychologues ont du mal, d’autant que le sujet de la douance des adultes est encore mal connu.




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