dimanche 19 juin 2016

Diagnostic de la surdouance

Difficultés de diagnostic et interférences

La combinaison des mêmes symptômes peut être causée par des maladies physiques chroniques parfois graves, hypothyroïdie et psychiques : bipolarité, dépression, troubles de personnalité, syndrome d'asperger, autisme. L'addiction (abus d'alcool, médicaments, drogues, jeux vidéo) et des événements majeurs dans l'entourage privé comme des décès, séparations, graves problèmes financiers peuvent contribuer à l'accélération ou à la gravité de la situation.

Diagnostic de la douance

Un médecin du travail ne peut pas diagnostiquer la douance mais bien identifier une suspicion. Il peut donc envoyer les salariés auprès des experts dans le domaine (psychologue, psychiatre).

Un diagnostic peut être porté par un psychologue clinicien libéral (master en psychologie clinique, bac +5). Il est à la charge de la personne qui consulte. La détection repose d'abord sur des tests d'intelligence (test de QI). Mais pas uniquement. Une interrogation profonde par un expert du domaine s'avère nécessaire.
Souvent, des psychiatres constatent une dépression, une bipolarité sans creuser plus avant. Or, un surdoué se comporte d'une façon plus « excessive » que les autres. Quand il va mal, il peut sembler en dépression alors qu'il ne l'est pas. Quand il va bien, il peut sembler euphorique.
Ces symptômes ne correspondent ni à la dépression ni à la bipolarité.

Dans les grandes villes, des bilans psychométriques sont parfois effectués durant des examens médicaux suite à un problème neurologique, un accident ou lors d'une hospitalisation en service psychiatrique (par exemple lors d'une tentative de suicide).

Beaucoup de surdoués ne veulent pas de ce diagnostic car ils estiment que "ça ne sert à rien" ou "ça ne change rien". Ils ne veulent pas avoir le "tampon" de surdoué car il est connoté et donc mal vu par l'entourage.


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